Crise : ce n’était pas la Der des Der

21/08/2009 08:39 par dlr14ème_62

  • Crise : ce n’était pas la Der des Der

    Crise : ce n’était pas la Der des Der

    21/08/2009 08:39 par dlr14ème_62

Le casino de la finance tourne toujours plus vite…

Moins d’un an après la quasi-faillite du système financier international, du fait de ses excès, on a du mal à y croire, mais rien ne semble changer, comme le montre l’actualité récente sur les bonus. Pire, de manière discrète, les innovations qui pourraient mener au prochain krach semblent déjà inventées…
 
Rien ne change
Nicolas Sarkozy avait promis un « nouveau Bretton Woods » et une « refondation du capitalisme ». Dans la réalité, rien ne se passe. Même l’hebdomadaire ultralibéral The Economist s’impatiente en constatant la lenteur de la réforme du système financier, dénonçant notamment la responsabilité de l’Europe, qui freine toute évolution. Les leçons de cette crise devraient donc se limiter à une modification des normes prudentielles pour contraindre les banques à mettre davantage d’argent de côté.
Malheureusement, les lobbys financiers font déjà pression en soulignant qu’une remontée trop abrupte limiterait leur capacité à prêter, ce qui pourrait peser sur la reprise économique. En outre, comme le note l’hebdomadaire anglais, plus le temps passe, plus la réforme se fera a minima… Et quand on constate que Goldman Sachs pourrait battre son record de distribution de bonus, établi en 2007 (20 milliards de dollars) dès 2009, on se dit que les leçons n’ont pas été tirées.
Pire, la leçon de la crise pourrait être un renforcement de l’aléa moral des banques : elles viennent d’obtenir l’assurance quasiment inconditionnelle que les Etats viendront les sauver en cas de crise. Pourquoi feraient-elles le moindre effort pour limiter le risque qu’elles prennent du moment que leurs dirigeants savent qu’ils se partageront les profits et que la collectivité les aidera s’ils sont en difficulté ?
Les instruments du prochain krach
C’est pourquoi les banques peuvent continuer à donner libre cours à leurs inventivité pour créer des outils leur permettant de gagner toujours plus, même si ces outils, comme hier les ABS, CDO ou CDS, pourraient demain menacer l’équilibre du système. Il faut malheureusement se souvenir que la plupart des krachs boursiers ont été provoqués par des innovations mal maîtrisées qui ont poussé les indices trop hauts avant de les entraîner vers le fond. Cette fois-ci, ce sont les « dark pool » et les ventes par ordinateur.
Les « dark pool », « piscines obscures », ont été crées pendant la crise pour permettre aux investisseurs de se débarrasser de titres de manière anonyme. Ces marchés parallèles préservent l’anonymat des vendeurs et des acheteurs. En période de tension sur les marchés, ils permettent aux banques les plus exposées de vendre des titres discrètement, sans que le marché ne soit mis au courant, de manière à ne pas sembler à court de liquidités. Sur certains types de titres, cela concerne jusqu’à 20% des transactions.
Autre innovation, qui aurait joué un rôle majeur dans le rebond des profits de Goldman Sachs, les ventes par ordinateur. Elles présentent deux avantages. Tout d’abord, elles permettent de vendre des gros paquets d’action en plusieurs petits paquets facilement pour plus de discrétion. Ensuite, elles permettent de saisir les opportunités fournies par les imperfections du marché, à savoir un écart minime entre la cotation d’une valeur d’une place à l’autre pendant quelques instants.
 
Que faut-il faire ?
Les ventes par ordinateur peuvent sembler être une innovation habile et parfaitement légitime. Après tout, il n’est pas anormal de laisser une banque acheter un euro 1,4185 dollars à Tokyo pour le revendre dans le même centième de seconde 1,4189 à Londres. L’ingéniosité humaine permet d’exploiter les petits écarts de cotation d’une place à l’autre… Mais cette innovation pose deux problèmes majeurs : l’augmentation des échanges spéculatifs et le risque porté par des modèles informatiques.
C’est pourquoi une taxe Tobin aurait l’immense intérêt de réduire à néant cette spéculation non productive en prélevant une petite portion de la transaction, réduisant à néant le profit réalisé. Elle rendrait inopérante ces transactions d’opportunité qui contribuent à gonfler la bulle financière, augmentant le dommage collatéral quand elle explose. Concernant les « dark pool », une interdiction semble la seule solution pour rétablir une transparence que les libéraux sont pourtant toujours les premiers à demander.
Alors que le monde peine à réformer l’existant, malgré l’immensité des dommages causés par la crise de cet automne, le système financier trouve tous les jours des nouveaux outils pour spéculer. Il est désolant de voir le retard de nos dirigeants pour le prendre en compte…
 
Laurent Pinsolle, d’après The Economist du 25 juillet et du 1er août

Pour que le politique supplante l’économique !

20/08/2009 12:04 par dlr14ème_62

  • Pour que le politique supplante l’économique !

    Pour que le politique supplante l’économique !

    20/08/2009 12:04 par dlr14ème_62

Halte aux excès de la finance internationale

Par Stéphane Madaule, Le Monde, 17 août 2009

Bonus or not bonus ? That is the question... qui agite les esprits en cette période estivale. Les sommes provisionnées par les grandes banques françaises afin de rémunérer leurs traders sont-elles conformes aux recommandations du G 20 d’avril à Londres ? Ont-elles un caractère moral ? S’agissant de la seconde question, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le monde de la finance et celui de la morale n’ont rien de commun. Si le monde de la finance a légitimement pour objectif de faire le plus de profits, on comprend aisément que ce sont uniquement les règles que le pouvoir politique lui impose qui sont plus ou moins aptes à lui donner un soupçon de moralité.
Or c’était justement un des objectifs du G 20 de Londres : interdire les excès de la finance internationale afin d’éviter que l’économie réelle, qui n’a rien à voir avec ces pratiques, ne paie les pots cassés d’une spéculation débridée de plus en plus dangereuse. Dans ce cadre, le fait que des traders aient pu recevoir des bonus de plusieurs milliards d’euros pendant que des millions de travailleurs sont en train de perdre leur emploi a effectivement quelque chose d’indécent. De plus, ces bonus sont versés par des banques qui ont elles-mêmes reçu sous forme de prêts ou de recapitalisation pour certaines (Natexis) de l’argent de l’Etat, donc du contribuable français.
Mais qu’a donc préconisé le G 20 pour moraliser la pratique des bonus ? Peu de chose en réalité, puisqu’il s’est contenté de faire des recommandations aux banques afin que les bonus demeurent raisonnables et n’aient pas un caractère automatique. Bref, que le niveau des bonus soit encadré par chaque banque et ne rémunère pas uniquement la prise de risque sur le court terme. Beaux discours en vérité. Mais où est le caractère contraignant de ces nouvelles règles ? Les pro-bonus défendent ce type de rémunération en arguant qu’il s’agit d’un élément de rémunération variable, apte à stimuler l’activité des commerciaux de la finance internationale, comme c’est le cas dans d’autres secteurs. Se trouvant dans une économie ouverte, il devient impossible de ne pas appliquer ce que d’autres utilisent déjà, à savoir le versement de bonus pour s’assurer de la fidélité et de l’efficacité des meilleurs. Mais qui fait la loi ? Nos représentants élus ou le marché ? Les démocraties ou l’hydre d’une mondialisation sans lois qui provoque les inégalités pour mieux se gorger de profits.
En d’autres termes, si d’autres le font, nous ne pouvons faire autrement, même si ces pratiques sont immorales en période de crise et de renflouement des banques par le contribuable public. Avec de tels raisonnements, on vient très facilement à justifier l’inacceptable : que quelques personnes se partagent des millions, voire des milliards d’euros, pendant que d’autres, plongées dans la crise par les agissements de ces dernières, financent la contrepartie et n’ont plus que les yeux pour pleurer. Dans les périodes les plus sombres de notre histoire, certains ont dit également qu’ils ne pouvaient faire autrement, qu’ils étaient obligés de s’adapter à la situation, que de nouvelles règles s’imposaient à tous par la loi du plus fort. Cela a donné effectivement la Shoah et son cortège de collaborations.
Mais revenons aux bonus. Si l’on ne peut plus récompenser le mérite de chacun, même dans un contexte immoral, si l’on ne peut plus cajoler les plus riches, ceux qui sont censés faire tourner ce type d’économie fondée sur la spéculation, si l’on ne peut plus accroître les inégalités afin de mieux favoriser l’échange, alors que va devenir notre planète finance ?
Certains préconisent que la solution vienne d’une législation internationale qui s’appliquerait à tous. Mais les pays anglo-saxons comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont justement bâti une grande partie de leur prospérité passée sur la financiarisation de leur économie. Comment pourraient-ils renoncer à ce qui constitue le coeur de leur activité ? L’attente d’une solution internationale est un leurre, un écran de fumée destiné à continuer comme avant, tout en essayant de se donner bonne conscience.
Alors, il n’y a plus que nos vieux Etats souverains, derniers remparts de la démocratie, qui, à l’écoute de leurs peuples respectifs, peuvent dire stop et refuser de continuer à jouer sur ce terrain, refuser cet engrenage malsain, refuser les réflexes moutonniers du comme-tout-le-monde. De telles décisions demandent à l’évidence de la volonté politique. La France et plus généralement l’Europe s’honoreraient de montrer l’exemple. Quand un système est mauvais, il convient d’en changer. Le moraliser demeure mission impossible.
 
Stéphane Madaule est essayiste, maître de conférences à Sciences Po Paris.

Système quand tu nous tiens !

19/08/2009 19:28 par dlr14ème_62

  • Système quand tu nous tiens !

    Système quand tu nous tiens !

    19/08/2009 19:28 par dlr14ème_62

Si l’on devait retenir quelques évènements parus dernièrement dans la presse locale, nous opterions pour l’article concernant les dépôts sauvages au Bd des frères Leterme, ainsi que celui du couac de l’association « Mondial spectacle ». Pourquoi cette préférence ? Tous simplement parce que ces deux affaires illustrent parfaitement les traces laissées dans la commune par un système de gestion verrouillé, opaque, improductif et clientéliste. 

D’abord l’épisode du Bd Leterme, où un cadre municipal, et non des moindres, semble regretter ce temps bénit où le nettoyage était externalisé, un mot qu’il semble adorer. Nous rappelons que durant ce « bon temps » cité par ce nostalgique, la mairie a vu ses effectifs doubler au point d’exploser le budget de fonctionnement. Avec un si grand nombre d’agents municipaux, l’externalisation ne pouvait se justifier. En user, démontrait alors au mieux une erreur de jugement des principaux cadres de la Mairie , au pire un degré de sujétion au système clientéliste instauré par l’ancienne municipalité et donc aujourd’hui une obligation  de départ pour manquement à leur charge. Avec une réelle méthodologie du travail, ce qui implique une connaissance certaine de celui-ci, point n’est besoin de budgétiser pour procéder aux missions urgentes de service publique telle que  la salubrité, lorsque l’on dispose d’une pléthore d’agents. Je passe sur l’anecdote savoureuse de la « binette » qui prouve à nouveau que ces gens là n’y entendent rien sur l’efficacité au travail, tant de nombreuses années de courtisaneries les ont éloignés de ce concept.

L’affaire « Mondial spectacle » n’est pas triste non plus, notamment lorsque l’on regarde les griefs qu’apportent ses responsables contre la commune. En voilà encore qui, avec une toute jeune association (une de plus !) espérait pouvoir encore jouir des privilèges exorbitant qu’octroyait jadis l’ancien édile en échange d’une sujétion totale, et rien d’autre. Aucunes autres contreparties n’étant exigées : pas d’utilité publique, ou d’image de marque de la ville, etc… Bien sur, tous cela, sur le compte du contribuable héninois. 

Voilà, ce qu’était le système instauré par l’ancienne municipalité et voilà ce à quoi devra s’attaquer la nouvelle équipe dirigeante ! Comment ? Pour le personnel encadrant, rien de plus simple ! Du fait de sa forte implication sous l’ère Dalongeville, il est aisé pour les nouveaux élus de se défaire de leur collaboration. C’est de toute manière un préalable attendu par une bonne majorité du personnel municipal qui se défie aujourd’hui de cette autorité qu’il juge illégitime. Pour les associations, il faudra clarifier les principaux points qui justifieront l’octroi d’une aide ou d’une subvention quelconque. L’élaboration d’une charte établissant les droits et obligations des deux parties (Associations/Ville) serait une réelle option menant vers la sortie d’un système clientéliste que tous les électeurs héninois ont rejeté il y a plus d’un mois. 

 

Le Comité DLR14ème

 

 

Une reprise timide à crédit !

19/08/2009 13:10 par dlr14ème_62

  • Une reprise timide à crédit !

    Une reprise timide à crédit !

    19/08/2009 13:10 par dlr14ème_62

Avec 0,3 % de croissance au second trimestre, la France et l’Allemagne semblent renouer avec un début de reprise. Comment ne pas s’en réjouir ?
Cependant, il serait illusoire de croire la crise passée et ce pour deux raisons principales :
• Tout d’abord le système financier n’est pas guéri de ses maux. Pire, avec l’argent public, il recommence ses pirouettes dangereuses et scandaleuses.
• L’économie française reste profondément malade et l’industrie continue à perdre beaucoup d’emplois.
Le léger regain de croissance s’effectue donc une fois de plus à crédit. Les chiffres du commerce extérieur témoignent de la faiblesse de notre compétitivité, de l’ampleur des délocalisations et du manque d’investissements dans les secteurs d’avenir.
Ainsi, au 1er semestre 2009, le déficit du commerce extérieur français a baissé de 1,4 milliard passant de 26,8 à 25,4 mais la facture énergétique a baissé de 9 milliards d’euros, ce qui veut dire concrètement que le déficit structurel s’accroît encore.
Une fois de plus, ces chiffres alarmant sont tus, car ils révèlent le piège mortel pour notre économie du mélange de l’ouverture totale des frontières, de l’euro cher et des charges sociales trop élevées. Il est en effet suicidaire de cumuler ces trois contraintes. Soit l’on accepte le libre échange intégral mais on utilise sa monnaie, comme le font les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la Chine pour gagner des positions commerciales. Soit l’on conserve une monnaie forte, mais alors on baisse les charges comme l’a fait l’Allemagne avec la TVA sociale, ou on se protège habilement du libre échange, comme le fait le Japon.
Notre pays, lui, subit les trois contraintes et laisse en conséquence le chômage de masse gangréner notre société. Il est masqué certes par les transferts sociaux, mais il progresse d’année en année paupérisant une part croissante de la population. De surcroit, les dépenses sociales pèsent de plus en plus sur les déficits et donc les dettes.
Mais quand décidemment nos élites ouvriront-elles les yeux ? Espérons qu’un jour, avant qu’il ne soit trop tard, notre pays retrouve sa lucidité sur les causes du mal qui le ronge !
NDA

La soupe Elyséenne est servie !

18/08/2009 18:35 par dlr14ème_62

  • La soupe Elyséenne est servie !

    La soupe Elyséenne est servie !

    18/08/2009 18:35 par dlr14ème_62

Dupont-Aignan tacle Villiers

Président de Debout la République, qui vient de passer le cap des 10 000 adhérents, le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan n’a pas l’intention de rejoindre la majorité présidentielle. Un refus clair, net et précis alors que le MPF de Philippe de Villiers a décider de rejoindre le comité de liaison de la majorité, imité par Frédéric Nihous et ses chasseurs du CPNT. Ce ralliement de la droite de la droite à la majorité présidentielle ne va pas sans provoquer, d’ailleurs, des grincements de dents du côté des alliés de Nicolas Sarkozy venu de la gauche, tel Jean-Marie Bockel. Dupont-Aignan, qui se revendique du gaullisme et surtout pas du souverainisme, dénonce, lui, ce qu’il considère comme des manœuvres de Nicolas Sarkozy pour élargir sa base de soutien.
 
Philippe de Villiers rejoint la majorité présidentielle. Chasse, Pêche, Nature et Tradition aussi. Allez-vous suivre le mouvement ?
Non, car je n’ai pas l’habitude, moi, de trahir les électeurs. Philippe de Villiers aurait dû afficher son choix de soutenir le président de la République et sa politique avant les élections européennes. Cela aurait été plus honnête. Il n’a même pas attendu le délai de veuvage ! Mais n’oublions pas qu’il a été élu au Parlement européen pour défendre un projet qui est exactement le contraire de celui de Nicolas Sarkozy.
 
Vous ne croyez pas au pluralisme au sein de l’UMP ?
Tout ça est un théâtre de marionnettes destiné à abuser les Français. Comment, par exemple, Philippe de Villiers peut-il se dire hostile à l’entrée de la Turquie en Europe et laisser ouvrir à Bruxelles les chapitres de négociation ? Comment se dire hostile aux délocalisations et laisser l’euro surévalué, ce qui entraîne la fermeture d’usines et le transfert des investissements hors zone euro ? Comment se plaindre du comportement des banques et soutenir un gouvernement qui refuse de prendre une participation à leur capital ? Je refuse cette hypocrisie politique permanente. C’est pourquoi Debout la République continuera de s’afficher comme un parti indépendant.
Electoralement, le ralliement de Villiers à Sarkozy peut-il être une bonne chose pour vous ?
Je vois que beaucoup de membres du Mouvement Pour la France nous rejoignent, déçus de voir leur président aller à la soupe. Mon ambition est de préparer une offre politique alternative avec toutes celles et tous ceux qui croient que notre pays peut redevenir maître de son destin, et qui veulent qu’enfin on traite les problèmes à la racine. Ce n’est pas avec le showbiz, les apparences, les ralliements alimentaires de vieilles gloires politiques comme Bernard Kouchner, Jack Lang, Michel Rocard et maintenant Philippe de Villiers, qu’on soignera le mal français.
 
Propos recueillis par Béatrice Houchard, Le Parisien, 15 août 2009

UNIVERSITE DE RENTREE DE DLR

17/08/2009 13:08 par dlr14ème_62

  • UNIVERSITE DE RENTREE DE DLR

    UNIVERSITE DE RENTREE DE DLR

    17/08/2009 13:08 par dlr14ème_62

Cette année, nos Universités de rentrée se tiendront les samedi 12 et dimanche 13 septembre, sur le thème : « La crise, jusqu’à quand, comment en sortir ? ». Nous vous attendons nombreux pour faire le point sur les perspectives de DLR et débattre avec nos invités dont les noms seront prochainement communiqués.
Pour la 7ème édition de ses Universités de rentrée à Dourdan, Debout la République vous offre la possibilité de vous inscrire et de régler les frais de participation directement en ligne. Nous invitons à privilégier ce mode d’inscription, qui permet une gestion plus fluide et plus efficace de l’organisation de ces journées (ou alors par chèque - en imprimant et en nous retournant ce formulaire)
Pour tout complément d’information, n’hésitez pas à nous contacter : 01 69 49 17 37 et par courriel : courrier@debout-la-republique.fr
Nous vous rappelons que les inscriptions se font dans la limite des places disponibles.

Vers un nouveau monde financier

15/08/2009 17:09 par dlr14ème_62

  • Vers un nouveau monde financier

    Vers un nouveau monde financier

    15/08/2009 17:09 par dlr14ème_62

Frédéric Lordon, architecte d’un nouveau monde financier
 
C’est bien tout l’intérêt de l’ouvrage de Frédéric Lordon que d’aller plus loin que le simple constat et de chercher à structurer des propositions très concrètes pour réformer la finance.
Les coupables
L’auteur en profite pour attaquer tous ceux, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy, qui ont présenté les Etats-Unis comme un modèle économique. Leurs bons résultats des dernières années ne sont que la conséquence d’une pyramide de dette. L’endettement des ménages atteint 120% de leurs revenus aux Etats-Unis et 140% en Grande-Bretagne contre 68% en France. Il cite une étude de Jacques Sapir qui montre que la dette a augmenté la consommation de 2,4% par an de 2002 à 2007.
Il s’attaque également aux pays européens en affirmant que « la politique économique étasunienne laisse les inepties de laisser-faire à l’usage des gouvernants européens suffisamment crétins pour les prendre au sérieux ». Il fustige les socialistes, « ne sachant pas vraiment de l’idée triviale et molle d’économie de marché ou de l’idée précise et toxique d’économie à déréglementation concurrentielle généralisée, laquelle ils épousaient vraiment », le qualifiant de « corps mort de la vie politique Française ».
Le constat global
La démonstration de l’auteur est claire : les bénéfices de la titrisation sont beaucoup trop minces par rapport à ses immenses inconvénients. Comme il le soutient brillamment, elle fournit une liquidité illusoire, « une sorte de parapluie pour beau temps, mais qui s’autodétruirait au moment de l’orage ». Il ironise sur les banques d’affaire, « fleurons du capitalisme le plus privé, (…), bien installés dans l’idée que l’intervention publique n’est plus qu’un réflexe reptilien de cerveaux indécrottablement soviétoïdes, (qui) ne doivent d’échapper à la déconfiture qu’à une forme de nationalisation ».
Il souligne le terrible aléa moral de la finance moderne, toujours soutenue par les banques centrales ou les Etats, que ce soit en 1987, en 1990, en 1998, en 2001 ou depuis 2007. Il se demande si « la pratique de la détente monétaire érigée en système n’a pas eu l’effet contreproductif de reconduire indéfiniment les germes des crises financières récurrentes ? ». Il souligne enfin que « si elle transmet généreusement les dégâts du krach, la finance conserve soigneusement pour elle seule les profits de la bulle ».
Les principes d’une réforme de la finance
Même s’il craint que rien ne change, il avance plusieurs principes de réforme. Le premier est une reprise en main par les politiques qui ont laissé le monde financier en autogestion. Il balaie l’argument selon lequel la crise serait uniquement la conséquence de comportements frauduleux pour faire porter la responsabilité à un système qu’il faut réformer. Il balaie également l’argument néolibéral selon lequel les crises seraient inévitables en soulignant que Bretton Woods avait abouti à quarante ans de stabilité.
Il propose donc 6 principes. Le premier est que la finance doit être au service de l’économie productive. Ensuite, comme le contrôle des risques est illusoire, il faut les réduire a priori. Il pense également qu’il faut limiter la formation des bulles, que les normes actuelles (Bâle 2) sont mauvaises et qu’il faut les réformer, quitte à ignorer les anglo-saxons car pour lui, l’Europe continentale est une zone financière autosuffisante. Enfin, il disqualifie par avance les protestations du monde financier.
Comment réformer la finance ?
Sa première proposition consiste en l’introduction de bonus négatifs pour les traders de manière à les contraindre d’agir en appréhendant les risques à long terme. Ensuite, il recommande de revenir sur la titrisation en la limitant drastiquement puisque l’effet de levier induit rend les « rentabilités insolentes à la hausse… et catastrophique à la baisse ». Sa quatrième proposition est de réglementer l’ensemble des opérateurs et d’interdire purement et simplement toute transaction avec les « paradis fiscaux ».
Ensuite, il propose d’établir des normes beaucoup plus sévères pour limiter l’effet de levier, en imposant une couverture d’au moins 50% en cash au lieu du 1% qui pouvait être obtenu avec les règles actuelles. Il suggère de nationaliser les entreprises de bourse. Il conseille également de retourner la politique monétaire sous l’autorité politique, et de créer deux taux d’intérêt. Enfin, il propose de créer une Zone Européenne Financière (ZEF), régulée et autonome, sans la Grande-Bretagne.
 
Je vous recommande vivement la lecture de ce livre, court, pédagogique, complet et bien écrit. Une synthèse remarquable des dérives qui ont mené le monde financier à son autodestruction. (Laurent Pinsolle)
Source : Frédéric Lordon, « Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières », Raisons d’agir

Deux poids deux mesures

15/08/2009 08:59 par dlr14ème_62

  • Deux poids deux mesures

    Deux poids deux mesures

    15/08/2009 08:59 par dlr14ème_62

En lisant la presse de ces derniers jours, je découvre avec stupéfaction que le Gouvernement veut légiférer très vite pour réduire l’avantage des retraites accordées par le Code de la Sécurité Sociale aux femmes salariées du privé ayant élevé leurs enfants (majoration de durée d’assurance qui leur permet de gagner jusqu’à deux annuités complémentaires pour le calcul de leur retraite). La raison : la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et la Cour de Cassation ont accordé à un père de famille le droit de bénéficier de cet avantage.
Alors que les femmes gagnent moins que les hommes (25% en moyenne), que leur carrière est hachée et qu’elles bénéficient donc d’environ 40 % de pension de retraite en moins, voilà qu’une lecture stupide de la déclaration européenne des droits de l’Homme et du principe d’égalité, conduit le Gouvernement à vouloir agir très vite.
Dans la fonction publique, une astuce avait été trouvée en autorisant les pères ayant pris un congé parental ou réduit leur activité professionnelle à bénéficier d’un avantage de retraite pour pouvoir être conforme à la jurisprudence. Qu’en sera-t-il demain pour les retraites du privé ?
Le Parlement en débattra à l’automne probablement. Là aussi, il faudra combattre pour éviter l’application bête et méchante du principe d’égalité car, que je sache, ce sont encore les femmes qui portent les enfants.
Cela me fait penser d’ailleurs à cette directive européenne qui avait forcé la France, au nom de l’égalité Homme/Femme, à supprimer l’interdiction du travail de nuit des femmes. Quand il s’agit de réduire les droits sociaux, Bruxelles sait très bien invoquer les grands principes !
En cette trêve estivale, j’attendais plutôt du Gouvernement l’annonce d’un projet de loi pour encadrer le versement des bonus et surtaxer les plus hautes rémunérations. Mais je devais plutôt rêver ! Il semble tellement plus utile à certains de rogner l’un des piliers de notre politique familiale.
Et après on s’étonne de voir nos concitoyens écœurés se détourner des urnes …
NDA

Voyage au coeur de l’anarchie financière

13/08/2009 16:26 par dlr14ème_62

  • Voyage au coeur de l’anarchie financière

    Voyage au coeur de l’anarchie financière

    13/08/2009 16:26 par dlr14ème_62

Frédéric Lordon, conteur de l’anarchie financière

Avec « L’implosion » de Paul Jorion pour expliquer les subprimes, « Jusqu’à quand ? » est sans doute le deuxième ouvrage de référence pour mieux comprendre la crise financière. Un livre indispensable.
Le must pour comprendre la crise financière
Autant Paul Jorion maîtrise comme personne les arcanes du marché des subprimes, autant Frédéric Lordon a un don particulier pour expliquer la crise financière de A jusqu’à Z de manière extrêmement pédagogique en aidant à comprendre des notions souvent survolées ailleurs. Je comprends désormais mieux pourquoi RST s’est fait le défenseur de cet économiste de talent qui rend les ténèbres financières lumineuses.
Pourtant, ce livre a été achevé en septembre 2008, soit avant le déclenchement de la phase probablement la plus critique de cette crise financière. Néanmoins, cela ne disqualifie en aucun cas ce livre dans la mesure où Frédéric Lordon n’a pas pour objectif de faire un compte-rendu de la crise. Son objectif, beaucoup plus ambitieux, est d’expliquer les mécanismes qui sont responsables de cette crise financière et d’arriver en conclusion à recommander des solutions concrètes pour « en finir avec les crises financières ».
Au cœur de l’anarchie financière
Même s’il n’est pas le premier à décrire la jungle financière, Frédéric Lordon a le grand mérite de tout réunir de manière très claire. Son explication de la titrisation m’a permis de mieux comprendre les limites de ces instruments financiers. Il y a pour lui trois raisons majeures à la crise : le cocktail détonnant de la concurrence et de la cupidité, l’innovation financière et une très mauvaise mesure du risque.
Il dénonce notamment l’effet de levier et démontre par de simples exemples l’immensité des risques pris par les banques. Ainsi Bear Sterns avait doté un fond de 600 millions de capitaux propres et de 10 milliards d’emprunt aux banques. Résultat, une contraction de 6% provoque l’effacement de l’ensemble des capitaux propres… Globalement, cette banque avait « une position globale sur les dérivés de crédit de 13,4 trillions de dollars pour 80 milliards d’actifs et 10 milliards seulement de capitaux propres » !
Les esprits animaux et la tritrisation
L’auteur reprend les argument jadis avancés par Keynes pour expliquer le comportement aberrant des marchés. Il montre que « qui voudrait trop accorder aux précautions d’un risque futur est condamné à dégrader sa rentabilité présente » et que « la jauge exclusive du résultat courant comparé concentre le jugement sur le présent immédiat et rétrécit tragiquement les horizons temporels ». Le risque des comportements se retrouve jusque dans le nom des prêts NINJA (No Income No Job or Assets)…
L’innovation financière est alors utilisée pour le pire. Il explique mieux que quiconque le danger des ABS, ces outils, souvent placés dans des paradis fiscaux, qui transforment bien illusoirement le plomb en or. Grosso modo, un ensemble de créances et obligations d’un risque BBB (et donc au rendement plus élevé que les AAA) est re-découpé en plusieurs tranches de manière à placer le risque dans les tranches basses pour créer une tranche de synthèse AAA au rendement proche du BBB, théoriquement sans les risques.
Un risque théoriquement supprimé mais réellement démultiplié
En fait, la titrisation est une « stratégie de contournement réglementaire ». Elle permet à la fois de réduire les créances d’une banque et donc son exigence de capitaux propres tout en augmenter son rendement, d’autant plus que les banques n’hésitent pas à investir dans les tranches basses, au retour plus juteux. Là-dessus viennent s’ajouter les CDS (Credit Default Swaps), des contrats d’assurance de défaut d’une créance passée par une institution financière auprès d’une autre.
Le problème est que cette multiplication des assurances contre le risque finit par faire que « plus personne n’a le souci du contrôle quantitatif ni du contrôle qualitatif de l’émission de nouveaux risques de crédit ». Trop d’assurance contre le risque conduit à prendre justement trop de risques… Selon les règles de Bâle 2, les banques assurant un actif avec un CDS peuvent le pondérer à seulement 20% (subsiste le risque de faillite de celui qui assure), poussant encore l’effet de levier.
En outre, les CDS étant échangeables, celui qui assure un risque n’est pas sûr que son nouvel assureur soit solvable. Qui plus est, ces produits sont devenus de simples « actifs négociables en soi, auxquels la spéculation s’intéresse du seul fait que leurs prix vont varier et qu’il en résultera des opportunités de plus-values, mais indépendamment de leur finalité originelle de couverture ». Le marché des produits dérivés vaut 15 fois le PIB mondial. 1000 milliards de CDS couvrait la dette de 15 milliards de GM…
 
Frédéric Lordon, « Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières », Raisons d’agir




Fait divers de Bagnolet

12/08/2009 15:50 par dlr14ème_62

  • Fait divers de Bagnolet

    Fait divers de Bagnolet

    12/08/2009 15:50 par dlr14ème_62

Certains m’accuseront de faire de l’anti-jeunisme primaire et d’autres me qualifieront de « réacs » fascisant mais je ne pouvais laissez faire plus avant cette façon qu’ont les médias et les politiques, dont Brice Hortefeux, de traiter ce fait divers. D’ailleurs ce sont les mêmes qui n’ont pas à souffrir de la violence et de l’incivilité au quotidien. 

 Les premiers, comme à leur habitude exploitent jusqu’à la corde une pseudo – misère régnant dans les banlieues de Paris et insinuent par petites touches que les jeunes ne peuvent pas s’y épanouir car sans cesse, ils sont  la proie des force de l’ordre. Ben voyons, les pauvres petits ! 

Les seconds, toujours dans leur lâcheté habituelle, ordonne une enquête de l’I.G.S. pour  dédouaner leur autorité sur leurs hommes de troupes,  ces mêmes hommes qu’ils abandonnent à la vindicte de jeunes merdaillons venus les insulter pour en découdre et casser du « flic ». Bref, la police républicaine abandonnée par les garants des institutions. Quand au Maire de Bagnolet je passe sur le côté mièvre de son intervention car jamais la République ne doit et devra favoriser le dialogue avec des casseurs, dealers et autres nouveaux petits fachos des Banlieues… 

Pour ce drame, la vérité est des plus simples ! Un jeune qui décide de rouler sur un véhicule qu’il sait non autorisé en ville. Des agents de Police qui respectent leur mission en lui intimant l’ordre de s’arrêter pour le contrôler. Puis un choix, celui du jeune qui décide de ne pas obéir à l’injonction. S’en suit logiquement une poursuite, le jeune roulant très vite finit par heurter violemment une barrière bétonnée. De son choix initial, un choix puéril, s’en est découlé une conséquence mortelle. Le jeune homme est le seul responsable de son acte imbécile. Il a joué et il a perdu. Ainsi va la vie, car cette vie n’est pas du tout le monde virtuel des jeux vidéo et d’internet. Non, quand  le protagoniste est touché, il ne se relève pas  pour une nouvelle partie et, hélas, beaucoup de jeunes aujourd’hui n’ont pas l’heure d’intégrer ce concept tant leur addiction au virtuel est grande. Pour le reste, les manifs anti – flics sont à nouveau  le fait habituel de petits casseurs à la solde de malfrats qui rêvent de chasser la Police républicaine de nos banlieues pour en faire leur territoire propice à tous les trafics. Bref, une engeance qui ne mérite même pas la clémence de notre société, puisque leur but est de  faire disparaître nos institutions. 

Manque de fermeté de la part de l’Etat, irresponsabilité voir renoncement de la part des parents, infantilisations frisant le crétinisme pour certains jeunes, résignation pour les autres, hypocrisie des hommes politiques voilà le constat accablant des banlieues. Il est plus que tant de réagir ! A ce titre, la saine réaction de ras le bol qu’a manifesté publiquement une partie des habitants de Sevran où s’est déroulé un drame ayant encore pour origine de jeunes merdaillons, est un encouragement pour l’avenir. Il s’agit maintenant pour la République de ne pas les abandonner ! 

PW